Le " making of " raconté
par Gérard PALAPRAT !


« I SHIN den SHIN »

 

Au début de l’an 2000, j’ai commencé à travailler à l’écriture des 12 chansons de I Shin den Sin pour fêter mes cinquante ans. Certaines musiques me hantaient depuis longtemps, sans les mots qui n’attendaient qu’à surgir. Et puis Marco Polo surtout {«Jardins du Luxembourg»}  me portait dans les rêves éveillés de cet état de grâce comme si j’avais été à bord de son navire le jour où il ramenait en Italie la «spaghet» une pâte de blé dure qui allait enrichir la cuisine latine au point d’en devenir le fleuron.

Le mot «Ciao», qui devait venir des côtes de Chine et du Vietnam {«Ciao Kho, Ciao Ba, Ciao Hom» : «Graine d’Asie»} et que l’on utilise même toujours en France, entre autre, dans le langage courant, cinq siècles plus tard.

 Il avait sûrement aussi assisté à la rencontre de deux moines initiés se transmettant leur savoir mystique. L’un disait : «I Shin…» et l’autre répondait «…den Shin» en le croisant : «De mon Âme…à ton Âme», exactement comme l’huile précieuse se verse d’un récipient dans un autre. Il me semblait aussi entendre le Dr Nicholas Roerich depuis la vallée de Kulu, aux frontières de Lahoul et du Tibet.

En 2004 j’ai rompu avec le ronron des cigales, du vent et des vagues de l’Océan; du Cap Ferret à Paris, de la cité de Carcassonne à la Toscane, SDF de luxe pendant deux ans.

Après quelques aventures, je me suis retrouvé perché dans le village de Limousis, dans les studios de Eric Vogel www.studiodesgrottes.com tout près des grottes du même nom. En sortant m’aérer entre deux enregistrements, j’apercevais la nuit les remparts de Carcassonne, enluminure Cathare, dans le fond de la vallée.

 Pendant plus d’une année, Eric a mené à bien la réalisation technique, avec de plus ses talents de musicien puisque c’est un très bon bassiste, excellent guitariste, choriste et organiste à ses heures; avec aussi la participation guitare de Zizou : Zouire Lamalch; Je l’ai complété pour l’artistique, quelques guitares, des chœurs et juste un peu chanter de temps en temps.  Il était aussi logique que Eric Vogel signe l’orchestration qu’il a assumé de main de maître.

 Dès que des maquettes élaborées furent terminées, Eric commença l’enregistrement de certaines rythmiques du définitif, pendant que je repartais sur les routes avec le CD sous le bras en quête d’un distributeur. J’ai donc revu quelques individus du Show-bizzzz dont je tairais le nom de peur de leur faire de la publicité; deux autres mytho de service m’ont faire perdre mon temps; le fils d’un célèbre accordéoniste voulait signer pour son édition tous les titres du CD, juste pour me présenter un label….

Et j’en passe… Je les ai donc confié aux éditions Hibou en créant mon catalogue. Le mot «Show-business» vient de Lionel Hampton. Comme ce grand Musicien s’échappait souvent dans l’alcool et autres substances absolument pas légales, il valait mieux qu’il joue sa musique tout son saoul plutôt que de s’occuper des affaires; sa femme qui s’était à juste titre appropriée cette mission pour la survie de tous, lui disait : «Va donc t’occuper de ton Show, moi je m’occupe du business !» {je dois cette affirmation à monsieur Jean-Christophe Averty que le «Hippie de luxsse sssalut ressspectueuzzement»}.

En ce qui me concerne, cela commençait a ressembler à du vulgaire «Show d’pisse» si je puis me permettre et c’est ce que je fais car sincèrement ça ne vaut pas mieux. J’ai laissé ces déviationnistes dans leur délire pour faire de rapides aller-retour en Angleterre, Belgique et Italie.

Le pompon de la médiocrité a été remporté par les éditions Essex, qui ont pourtant ramassé beaucoup d'argent avec "Pour la fin du monde" et "Fais-moi un signe" {pour ne parler que de ces titres} depuis 1970; leur représentant n'a même bougé le petit doigt mais.... s'est quand même présenté aux dernières élections de la SACEM : voleur, fainéant et arriviste, cela doit aller ensemble.

J’allais attaquer l’Allemagne et peut-être, pourquoi pas un tour d’Europe, mais je suis vite rentré aux studios pour finir de produire «I Shin den Shin» moi-même et m’occuper de sa carrière moi-même; considérant que je suis sur le point de gagner un procès qui dure depuis 2001 contre un grand major pour se servir de mon image, de mon nom et de ma voix sans m’avertir ni me rémunérer et cela depuis longtemps et sans aucun scrupules; sachant aussi qu’on est jamais mieux servi que par soi-même, qu’importe le temps que cela doit mettre.

Grand bien m’en a pris : toutes les réponses des pays concernés étaient aussi hypocrites qu’en France ou qu’un de ses médecin allopathe découvrant la sagesse d’ Hippocrate dans un serrement de gorge.

J’ai revu Christophe Fiamma dont la vision du monde musical me semblait plus harmonisée, d’autant plus séduit en approchant plus tard son «Caribou» de Mortagne-en-Perche {je crois que Paul Personne ne dirait pas le contraire}. Je lui fais donc confiance à travers www.abs-bellissima.com pour distribuer «I Shin den Shin» ainsi qu’à son équipe, Jean-Claude Panetier entre autres.

Je sais que mes inconditionnels téléchargeront ce CD dans le respect par ce site, exactement comme je paye ma baguette de pain chez le boulanger. Je sais qu’ils seront aussi heureux, comme d’autres, de s’en procurer la reproduction mécanique, physique, bientôt à leur disposition sur Internet et dans les bacs des disquaires.

Je suis allé au bout de ma patience, de mes tripes et de mon cœur pour «I Shin den Shin»; je compte maintenant sur le vôtre depuis les rives du fleuve Amour, la passerelle du Pont-des-Arts, dans les forêts que j’aime traverser ou le bord d’un Océan.

Je souhaite que cela vous apporte un souffle de fraîcheur entre la musique tribale et le club des chanteurs de la bibliothèque tricolore, le laxisme senestre et le fascisme dextral, de tous ces hommes ensanglantés dans leurs religions aveugles {«ça sent pas le Lilas» + «Confession tolérante»}.

«I Shin den Shin» exprime la relation mystique profonde entre deux êtres au Japon, en Chine et au Tibet, «De mi Alma a tu Alma» en langues ibériques et latines, «From my Soul to your Soul» pour l’anglophonie et «De mon Âme à ton Âme» pour la francophonie.

 C’est au moins un petit quelque chose pour se faire comprendre…..                            

 

 

 

                                          Portez-vous bien,

                     

                                           OM Shanti

 

                  

                                        Gérard PALAPRAT

                  

                                       http://palaprat.free.fr